Thursday, November 22, 2007

PETIT AVANT-PROPOS

Petit avant-propos

Pourquoi se pencher sur le sens de l’écriture qui en Europe est immanquablement de gauche à droite ou bien, de l’intérieur de l’individu qui écrit, vers l’extérieur de lui-même ?

Il existe d’autres écritures allant de l’extérieur (la droite) vers l’intérieur (la gauche) qui peuvent se rencontrer dans la vie de tous les jours et qui sont utilisées largement ailleurs dans le Monde.

Les pratiquants des écritures de droite à gauche n’éprouvent aucune difficulté pour le faire, du moins ils ne le disent pas et dans certaines circonstances il serait approprié de voir comment ils s’en accommodent. Pour quelle raison ? Parce que chez les gauchers écrivant de la main gauche à l’aide de l’alphabet latin il existe des problèmes plus ou moins artificiels causés par la pratique de cette écriture.

En réalité, il n’y a pas de problèmes réels mais à l’école on ne comprend pas pourquoi un enfant écrit de la main gauche en miroir (de droite à gauche) pour suivre le mouvement vers l’extérieur exécuté par les droitiers ou refuse d’écrire de la main gauche vers l’intérieur justement parce qu’il veut faire comme les autres, à savoir, écrire vers l’extérieur.

D’autres cependant comme par exemple les Arabes écrivent de droite à gauche vers l’intérieur, de la main droite pour les droitiers, ce qui équivaut à écrire de gauche à droite vers l’intérieur de la main gauche pour les gauchers. Toute cette confusion survient parce que la raison de la direction dans un sens ou dans un autre de l’écriture n’est pas connue (est-elle uniquement coutumière ?) et encore moins expliquée.

Ce qui suit essaie de montrer ce que signifie le sens des écritures.

1. MYSTERE DES LANGUES

1. Mystères des langues

Les langues utilisent des sons vocaux, à l’inverse de la musique qui nécessite des instruments pour être produite. On essaie d’enseigner les langues notamment à l’école pour arriver à communiquer plus facilement.

Le présent chapitre m’est apparu nécessaire afin de clarifier mes propositions antérieures. En effet, les gauchers, inversés ou non, sont souvent « doués » pour les langues, mais pas forcément pour la linguistique. Quelques uns s’y consacrent pour inconsciemment endosser une autre personnalité. « Etre doué » signifie d’ailleurs : avoir des possibilités mais travailler avec acharnement.

On traitera ici rapidement de la structure phonétique des langues, notamment de la répartition des consonnes et des voyelles et du symbolisme qu’on peut en tirer.

A l’âge de 8 ou 9 ans je m’intéressais déjà à quelques mots en langue hébraïque insérés dans des commentaires sur la bible. Ma plus profonde plongée linguistique ultérieure c’est dans l’océan des hiéroglyphes japonais que j’ai fréquentés épisodiquement avec beaucoup d’entêtement.

Pour un Français les langues les plus utiles sont l’anglais et le russe. Au temps de leur splendeur les Soviétiques ont produit à bas prix de magnifiques dictionnaires et sauvé de nombreuses langues en sursis.

Le Professeur Claude Hagège, l’homme aux cinquante langues, dit ce qui suit au sujet de la linguistique dans « L’homme de paroles », pages 295-296, édition Fayard, 1985 :

« L’obsession de scientificité l’a conduite à se vêtir d’une fausse rigueur, dont on ne trouve nulle part le modèle, y compris dans les sciences les plus vigoureuses. La fascination des formalismes a fini par la consigner dans l’étroite cellule d’un discours technique dont on a peine à imaginer qu’il a l’homme de paroles pour objet. Car non seulement l’historique et le social en sont évacués, mais l’humain y est une abstraction définitive, et les mots n’y disent rien »

(Quand on lui demande combien il « parle » de langues, il s’énerve ; je le comprends parfaitement car c’est la question la plus idiote en raison de sa recherche perpétuelle de perfection !)

A l’école il est habituel de voir dans les langues surtout un ensemble des signes écrits. Les illettrés ont apparemment beaucoup plus de facilité pour apprendre et parler une langue qui leur est inconnue. Est-ce à dire que la connaissance de l’écriture nuit pour apprendre une langue ? Pas directement, mais il est clair que les langues sont une création de l’oreille et de la voix, et non des yeux. Je n’en veux pour preuve que le fait que les petits enfants analphabètes arrivent sans grandes difficultés à apprendre une langue et que les mêmes y parviendront bien plus difficilement par la suite.

Tout ceci nous indique que l’oreille est le moteur principal dans l’acquisition d’une langue.

Partant de ce principe, il apparaît que le premier travail est d’apprendre la prononciation et non l’écriture puisque le premier apprenti, l’enfant, ne fait qu’écouter et reproduire ce qu’il entend après une certaine période d’accoutumance.

Les langues mortes, latin et grec ancien, sont devenues des langues visuelles dont la compréhension ne souffre aucune difficulté si on y consacre assez de temps. C’est donc un exercice, une gymnastique de recherche, gratifiante pour l’esprit mais ne menant à aucune communication avec autrui. L’utilité d’une telle étude des langues mortes est de rechercher d’où proviennent les mots d’une langue moderne qui en est dérivée pour les expliquer.

Tout autre est le travail sur une langue dite vivante dont le but est de pouvoir comprendre, et de se faire comprendre dans un temps très court, par un locuteur étranger. Pour ce faire, il faut donc apprendre la prononciation et éventuellement la faire se référer à l’écriture qui lui correspond.

Goût (don) pour les langues

La passion pour les langues est très précoce; elle apparaît lorsqu’il y a nécessité, par exemple, lors de voyages et de séjours à l’étranger, mais il s’agit aussi d’une disposition et d’une curiosité de l’esprit résultant d’un grand intérêt pour la recherche des sons, des significations et de l’étymologie.

Je crois que ceux qui ont une très bonne vue sont sollicités par l’aspect visuel des choses et ne voudront sans doute pas se consacrer sans nécessité à la solution des rébus linguistiques dominés par les sons.

Les langues font intervenir la voix et concernent donc la partie centrale du corps humain : tête, voix, poitrine et sexe. La pratique de la musique relève d’un autre exercice : elle sollicite l’oreille et le cerveau mais comme conséquence naturelle implique une tendance à la reproduction active des sons, au moyen de la voix ou alors d’instruments, qui passe surtout par les membres (mains, bouche et

Pourquoi se fatiguer pour comprendre un langage (difficile) et le reproduire ? Si ce n’est pas pour l’absolue nécessité de communiquer avec un étranger, pourquoi le ferait-on ? De plus, souvent cette étude est faite non seulement pour donner son opinion mais encore pour jouer un rôle et se mettre à la place de quelqu’un d’autre (mimétisme, quant au son).

C’est ce qui intervient aussi dans l’imitation des voix où on cherche carrément à prendre la place de l’autre. C’est un rôle qui fait illusion puisqu’on cherche à prendre toutes les intonations et même, depuis le règne de la télévision, aussi les gestes de celui qu’on imite.

Il ne s’agit pas d’un rôle ordinaire car il devient vite un besoin et une nécessité. Un autre aspect de cette activité c’est qu’on ne peut imiter que les voix de ceux que l’on aime un tant soit peu.

Comment apprendre une langue qui serait parlée par des individus dont on n’apprécie pas les coutumes, la culture et le pays même ? De même, comment imiter quelqu’un qu’on déteste ? Ce n’est guère possible.

Pendant la jeunesse de certaines personnes, par exemple, il n’était guère possible d’apprendre l’allemand, langue de leurs ennemis pendant la guerre. Dans leur cas c’était de plus la seule langue étrangère qu’elles aient apprise par force à l’école.

La situation s’est améliorée depuis à cause des circonstances et de l’oubli qui peu à peu se fait, grâce au renouvellement des générations. On peut aussi détester la méthode scolaire d’apprentissage des langues : elle ne réussit pas aux politiques !

Procédé original pour apprendre les langues

Procédé original pour apprendre les langues

C’est grâce à une langue morte, le latin, qu’on peut commencer à s’intéresser sérieusement aux langues. En effet, ou bien on comprend quelque chose au latin, ou on n’y comprend rien parce qu’il est très différent des langues modernes. Si les mystères des cas, indiquant les relations des mots entre eux, sont éclaircis assez facilement par l’élève, cette gymnastique pourra servir plus tard pour l’étude des langues slaves.

En russe aussi il y a des cas mais pas d’article et souvent aucune préposition, mais plutôt un changement de la désinence du mot, comme en latin. Mais la langue russe est une langue vivante, on peut la prononcer et on communique, voilà la grande différence par rapport au latin et aux autres langues mortes dont on ne sait plus très bien la prononciation exacte.

Pour commencer l’étude d’une langue il faut apprendre la prononciation à partir du langage parlé, en ne perdant pas de vue le système d’écriture s’il y en a un; ensuite, c’est le moment de se remplir de vocabulaire prononcé correctement, le plus de mots possible, même si on ne les comprend pas tout à fait.

Un bon procédé employé pour apprendre le russe c’est d’écouter les « informations » (pas des variétés, bien sûr) à la radio, maintenant à la télévision, et de chercher à trouver quelques mots dans le dictionnaire en même temps qu’on écoute. On ne peut bien sûr pas comprendre la phrase mais on s’habitue à la prononciation et on fait rapidement des progrès d’oreille, même si on ne peut détecter qu’un mot sur vingt. De même pour l’anglais qui a une prononciation très difficile et illogique par rapport à l’orthographe.

Pourquoi alors ne pas débuter par la grammaire comme on le fait à l’école ?

Tout simplement parce que la grammaire cherche à ordonner les mots de façon utile et syntaxique mais à quoi cela peut-il servir d’ordonner des mots si on n’en possède aucun ? Quand on a l’oreille pleine de mots assimilés, il est alors nécessaire pour comprendre et les utiliser d’avoir des notions de grammaire, mais pas trop dans un premier temps pour ne pas donner à la grammaire le pas sur la substance du langage, à savoir, le volume de mots qu’on est capable de maîtriser. A ce stade on peut comprendre un interlocuteur étranger et surtout lui parler. Il sera encouragé à répondre car votre bonne prononciation lui fera croire que vous en savez davantage.

En résumé, la méthode efficace, que d’aucuns trouveront trop simpliste, pour apprendre une langue et des langues c’est : 1) de prononcer, 2) de mémoriser des mots avec la prononciation correcte et enfin 3) de les ranger en phrases cohérentes, grâce à l’expérience des grammairiens.

Le problème fondamental quand on entend une langue parlée par son utilisateur habituel est d’en saisir l‘esprit général, de se laisser bercer par le rythme sans être épouvanté par la vitesse d’élocution et malgré tout, de garder une attitude analytique, de façon à être capable de comprendre un peu ou même la totalité de ce qu’il dit.

Il ne faut pas se faire d’illusions : quels que soient les efforts, on atteint un niveau plus ou moins élevé qu’on ne peut dépasser.

Il y a évidemment un nombre considérable de sortes de langues, différents vocabulaires et des grammaires combien distinctes, mais dans l’ensemble, comme c’est l’esprit humain qui les a forgées, les lois structurelles des langues sont très apparentées. Les différences de traitement des sons correspondent globalement à des situations géographiques, Nord et Sud, Europe et Asie.

Pour apprécier ces différences il faut se souvenir que du point de vue analytique le mot se compose de syllabes et la syllabe, de consonne(s) et de voyelle(s). Les voyelles et les consonnes sont les deux squelettes de la syllabe, qui sont souvent dissimulés dans les différentes écritures (syllabaires, caractères, etc.).

Comme nous arrivons au niveau du phonème (= son) peu importe que soient utilisées les écritures latine, arabe, russe ou hiéroglyphiques (sino-japonais). On entend plus ou moins distinctement les couples consonne-voyelle, qui sont formateurs de syllabes dans toutes les langues.

Langues distribuées selon la géographie

Les langues distribuées selon la géographie

Une question intéressante est de savoir si on peut répartir géographiquement les langues en se basant sur le nombre relatif de voyelles et de consonnes qu’elles contiennent.

EUROPE

Si on examine la situation en Europe on s’aperçoit que les langues latines ne sont pas égales à ce point de vue :

- le français possède 19 voyelles et donc à peu près autant de consonnes. Je ne parle que des sons évidemment, pas des lettres de l’écriture.

- L’italien n’en a que 5 : a, é, i, o, ou;

- L’espagnol aussi.

- Mais le portugais a énormément de voyelles, à peu près comme le français.

- L’anglais a beaucoup de voyelles, brèves, longues et diphtongues. L’anglais est une langue partiellement latine car tout le monde a remarqué que son vocabulaire est double : à la fois latin et germanique avec beaucoup de doublets, ce qui explique en grande partie son succès mondial, en plus du fait qu’il est la langue du pays le plus connu du monde.

- Les langues germaniques, avec l’allemand comme leader, comprennent aussi les langues scandinaves et le hollandais. A part cette dernière langue, qui en a un peu moins, elles ont toutes un bon nombre de voyelles et de plus en plus au fur et à mesure qu’on va vers le Nord. Il y a même appauvrissement et souvent disparition de certaines consonnes qui sont écrites mais muettes (voir les finales de certains mots français).

- En ce qui concerne l’italien, le hollandais et l’espagnol, surtout le premier et le troisième, on peut dire qu’ils sont consonantiques puisque la modification éventuelle du sens ou de l’émotion exprimée ne peut se faire que sur les consonnes, les voyelles étant peu variées, donc banales et non significatives puisqu’elles servent de supports sans de vrais changements.

- Les autres langues, spécialement les germaniques, les scandinaves, y compris le finlandais, et l’anglais et le français sont vocaliques car les voyelles sont très variées et peuvent impliquer un accent d’émotion ou de signification (longueur, brièveté), en plus de l’accent tonique.

- Le russe et d’autres langues slaves

Si on considère le russe, c’est une langue vocalique, les voyelles ont un son différent selon leur place dans le mot; on ne peut en dire autant des autres : serbo-croate, polonais et tchèque qui ont un système consonantique très riche, avec une orthographe presque purement phonétique.

- Le hongrois et le roumain :

Le hongrois, parent du finnois par le système de syntaxe a énormément de voyelles : c’est une très belle langue vocalique. Le roumain est latin, très probablement vocalique, malgré sa parenté avec l’italien.

AFRIQUE

Si on descend plus au sud vers l’Afrique on rencontre :

- La langue arabe qui comme chacun le sait est basé sur les consonnes ; ses voyelles, non écrites, dans la langue courante, sont au nombre de 3 : a, i et ou /o/. (Trois sortes de « femmes» (voyelles) : la forte (a), la mince (i) et la large (ou)). Rien ne permet de nous faire douter qu’il s’agisse d’une langue consonantique qui s’exprime par une très grande variété de consonnes.

- Les langues africaines proprement dites ont des voyelles peu variées et répétitives. Ce sont donc en général des langues consonantiques.

LANGUES DU PACIFIQUE

Par contraste avec les langues utilisées sur les continents, les langues des peuples du Pacifique sont particulières et ont très peu de consonnes malgré la proximité de l’équateur et malgré le fait que ces peuples sont plus au sud, mais près de l’équateur : ce sont des îles très nombreuses et peu peuplées.

Le hawaïen, par exemple, a un grand déficit de consonnes, beaucoup de voyelles, brèves et longues, et beaucoup de diphtongues. Si on compare avec l’alphabet français on constate que 14 (!) consonnes sont manquantes; il s’agit de : b, c, d, f, g, j, q, r, s, t, v, x, y, z. Les consonnes h, k, p, l, m, n assurent la plupart des rôles primaires et secondaires de remplacement.

Il est à noter que le japonais utilise aussi énormément les consonnes k, h, m et n. Le l n’y existe pas : il est remplacé par un r faiblement roulé.

Le chinois lui n’a pas de r (celui qu’on voit dans l’écriture romanisée se prononce : j, comme dans Jeanne), mais un l, très utilisé.

Sans exagérer outre mesure on peut donc dire que sur les continents, plus on s’éloigne vers le NORD plus il y a de voyelles, donc plus de langues qui s’expriment par les voyelles pour noter l’intensité ou la variabilité éventuelles.

Les pays tempérés (France, Portugal, Hongrie, par exemple) ont autant de voyelles que de consonnes.

LANGUES VOCALIQUES ET CONSONANTIQUES

LANGUES VOCALIQUES ET CONSONANTIQUES

Mais qu’est-ce que les voyelles et les consonnes, les mots et les phrases ? On peut croire sans gros risque de se tromper que l’ensemble des phrases symbolisent la communauté qui parle la langue, par exemple, le village ou le pays et que dans ce contexte la phrase peut également constituer une représentation adéquate de la rue. Il s’agit d’une représentation publique qui obéit à des règles acceptées, comme la prononciation, l’orthographe et le type d’écriture.

Les mots dans la phrase sont ordonnés selon un schéma hiérarchique et ils constituent chacun une famille composée de syllabes qui sont les couples, généralement, une consonne et une voyelle dans le cas le plus simple, ainsi que les enfants, des voyelles et des consonnes. Il y a une différence radicale entre la signification, la prononciation et la structure des consonnes et des voyelles mais on y retrouve clairement, comme suggéré abondamment, la représentation de l’homme et de la femme.

Comme déjà mentionné, la langue donne aussi une représentation de la vie publique du peuple qui la parle. En général, le peuple qui parle depuis longtemps une langue a celle qu’il mérite puisqu’il l’a recherchée, transformée, polie et modifiée pendant des siècles. Si on examine une langue du point de vue de la répartition des voyelles et des consonnes on peut avoir une certaine idée du rôle des hommes et des femmes dans la vie publique et officielle du peuple qui la parle.

Dans cet ordre d’idée on note rapidement que dans des pays tels que ceux formant la Scandinavie il y a beaucoup de voyelles variées par rapport aux consonnes : on peut en conclure que le rôle des femmes dans la vie publique est important. Cette remarque ne se limite pas à ce qui est écrit mais à ce qui est prononcé : les consonnes muettes et les voyelles longues et courtes et le nombre de voyelles (finnois).

Dans les pays tempérés à langues vocaliques le rôle des hommes et des femmes est à peu près égal même si dans la réalité statistique ou professionnelle ce n’est pas toujours le cas. Il y a du moins la possibilité très prometteuse que la société ne s’y oppose pas.

Si on va vers le SUD, avec les langues consonantiques, le rôle de la femme est peu varié (peu de variété dans les voyelles, elles se répètent beaucoup) et même plus au sud, presque nul. Je parle toujours de la vie publique bien schématisée et ordonnée. Dans les pays de langue arabe il y a 3 voyelles (a, i et o, /ou/). Ces voyelles ne sont même pas écrites, si ce n’est par des petits signes, dans l’écriture courante. Ceci en dit long sur le rôle officiel des femmes dans ces pays.

L’hébreu moderne d’Israël qui est une langue ressuscitée a des voyelles rapportées en haut et en bas mais on les indique très peu dans l’écriture courante.

La langue turque à voyelles variées et multiples s’écrit maintenant à l’aide de l’alphabet latin qu’a fait adopter Atatürk, le génial dirigeant, qui a remplacé le régime des sultans et modernisé le pays. Il est certain que la langue et même la civilisation turque dans ses rapports hommes femmes ont grandement bénéficié de ce remplacement. Le q’oran s’écrit avec les deux alphabets.

On notera en passant que tous les dictateurs modernes ont modifié l’écriture pour communiquer ou dominer : Hitler en supprimant le vieux gothique, Staline en éliminant quelques lettres comportant une croix ou faisant double emploi et Mao ou ses successeurs en s’efforçant de trouver un équivalent phonétique latin aux caractères chinois. Et en provoquant la simplification de ces derniers.

Comme on l’a vu ci-dessus les langues des îles du Pacifique ont peu de consonnes et c’est dans ces pays qu’on trouve une nette dominance du rôle des femmes, avec le matriarcat et la polyandrie.

Dans la langue chinoise on utilise pour chaque syllabe une consonne (en premier) et une voyelle plus ou moins complexe. C’est bien l’empire du milieu pour ce qui concerne l’équilibre entre voyelles et consonnes. La consonne est à la première place. L’écriture évolue verticalement entre ciel et terre !

Chez les Japonais qui emploient des caractères sino-japonais en plus de deux syllabaires japonais, on note la présence de 5 voyelles : a, é, i, o, u (ou) et de bien plus de consonnes. Cette langue assez consonantique est basée sur les couples voyelle-consonne, avec une seule consonne indépendante, le n, et une domination apparente des consonnes puisque même le i et le u disparaissent souvent dans la prononciation pour rompre ces couples parfaits.

Etant donné que les voyelles ont une double importance puisqu’elles sont ou brèves ou longues dans les racines chinoises, très souvent combinées par deux, il semble que la langue soit au moins autant vocalique que consonantique. On peut en conclure qu’un Japonais ne conçoit pas la vie en étant seul (syllabe) et que la solitude (hors du couple) résulte d’accidents, à part la rare exception du n.

C’est certainement une société équilibrée, assez machiste, dans laquelle les femmes ont bien leur place (dépendante ou hiérarchisée dans le couple, et indiquée de façon indistincte dans le mot japonais mono- ou plurisyllabique représenté par le caractère) si on considère le point de vue linguistique.

Comme l’anglais ( latin et germanique) le japonais est composé de deux fonds linguistiques (vieux japonais et vieux chinois), les îles gardant généralement toutes les influences qu’elles ont subies.

Un mot sur les langues qui sont parlées dans le pays d’origine de la langue, souvent colonisateur, et les autres pays, influencés ou conquis par les pays colonisateurs. On constate en général dans la prononciation une propension, dans les pays ayant adopté la langue du vainqueur, à intensifier les consonnes ou les voyelles dans la prononciation selon que la langue d’origine était vocalique ou consonantique (voir USA et Canada, respectivement).

L’anglais en Amérique amplifie la prononciation des consonnes; de même pour le Canada où on dit par exemple « canadzien » en amplifiant les consonnes du groupe "dien".

De même aussi au Brésil le portugais vocalique a subi aussi une mutation consonantique du même genre : le R (= r initial ou double r, qui se prononce généralement R en portugais, comme le R français, au lieu d’être roulé) se prononce presque comme la jota espagnole (ou le ch allemand).

Les pays colonisés de langue espagnole tendent à avoir une prononciation dans laquelle les consonnes sont affadies ou transformées (double L); donc il y a moins de consonnes qu’en Métropole.

C’est l’influence de la partition et de la location géographiques.

ACCENT TONIQUE OU AUTRES ACCENTS

ACCENT TONIQUE OU AUTRES ACCENTS

Nous n’avons pas parlé de l’accent d’intensité, de l’accent mélodique et de l’accent émotionnel. L’accent d’intensité ou tonique n’est guère marqué en français et la plupart des gens ne savent même pas qu’il existe. Ce n’est que quand ils essaient de parler une autre langue qu’ils s’aperçoivent qu’il existe et que c’est important.

En effet, en français l’accent d’intensité ou tonique est sur la dernière syllabe du mot ou d’un groupe de mots. Le meilleur exemple d’accent sur la dernière syllabe d’un groupe se trouve dans l’expression : kesksékesa ? On pourrait dire que le dernier qui a parlé a raison.

Dans les autres langues européennes il y a un accent centralisateur qui fait fonction de chef du mot et on ne peut l’ignorer car bien souvent deux accents placés à des endroits différents des mêmes mots permettent d’indiquer un autre sens. Il a donc aussi un rôle distinctif pour le sens.

Dans la langue anglaise avec accent centralisateur, celui-ci détermine la prononciation de la voyelle sur laquelle il tombe : elle sera alors longue, et non brève comme dans les autres syllabes et il y aura deux prononciations distinctes, parfois très différentes.

Cette langue considérée à tort par les Français comme facile (peut-être pour les yeux) est au contraire très difficile car chaque mot malgré quelques règles empiriques sur la prononciation doit être redit et redit jusqu’à ce qu’on sache le reproduire impeccablement. Essayez de prononcer correctement un nom patronymique inconnu sans connaître le titulaire ! Les mêmes voyelles selon leur emplacement se prononcent donc différemment, car longues ou brèves, ce qui donne des sons très différents.

L’orthographe, résultat d’un empilement séculaire de mots d’origines latine et germanique, plus les termes provenant d’autres langues plus ou moins digérés à la sauce anglaise, est évidemment tout sauf phonétique. Par exemple un sweat shirt (swet cheurt), chemise de transpiration n’est pas un sweet shirt (swît cheurt), chemise douce, malgré la présence des voyelles ea et ee qui quelquefois se prononcent toutes deux comme le i.

Une autre langue dont les voyelles changent sous l’accent tonique c’est le portugais où la voyelle O non tonique se prononce OU, au lieu de O sous l’accent tonique.

Le russe aussi a un accent centralisateur très fort qui modifie la voyelle O en A lorsqu’elle n’est pas sous l’accent. De plus les variations de place de l’accent permettent une différence de sens ou de cas dans le même mot.

Les langues scandinaves ont un accent plus ou moins centralisateur ou mélodique (suédois), avec aussi une torture du O lorsqu’il est ou non sous l’accent tonique, le finnois étant accentué sur la première syllabe de façon régulière.

L’espagnol a des règles d’accent très régulières, les exceptions se traduisant par un accent aigu, visible sur la syllabe de l’exception.

L’italien par contre a l’accent sur l’avant-dernière syllabe comme généralement l’espagnol mais quand ce n’est pas le cas rien ne l’indique à part l’usage ou un accent sur la dernière syllabe. Si l’italien était plus facile les Français ne diraient pas presque tout le temps à la TV : campionissimo en appuyant sur le SSI alors que l’accent est sur le NI, cette faute de son ruinant du même coup tous les efforts du speaker pour paraître italianisant.

La langue allemande et la langue hollandaise très proches ont un accent tonique sur la syllabe la plus lourde qui est facilement détectable.

La langue hongroise, cette merveille poétique et musicale, a l’accent sur la première syllabe, comme le turc, le serbo-croate, le slovène et le tchèque.

Le polonais a presque toujours l’accent sur l’avant-dernière syllabe, à part quelques mots étrangers. Ces dernières langues ont en principe une orthographe purement phonétique, ce qui fait qu’après une étude très sommaire il est facile de prononcer le polonais, une fois qu’on a noté comment se prononcent les consonnes, groupées pour produire un seul son.

Le nombre de consonnes qui sont apparemment sans support vocalique dans ces langues slaves rebute bien des étrangers. Ceux qui les parlent ne comprennent pas non plus qu’on n’écrive pas : karfur au lieu de carrefour (orthographe forgée par les ans et non par des idées phonétiques). Le nom du cardinal VrK (= Veurk) a du mal à passer inaperçu.

En résumé, dans la plupart des langues européennes il y a un chef du mot (de la famille !) qui est, soit fixe, soit variable selon le cas de désinence du mot.

En arabe, langue ayant une articulation très claire (!), une fois la prononciation individuelle des consonnes et des voyelles maîtrisée, on n’a pas tellement besoin d’un accent centralisateur. Par contre, la langue écrite n’est pas suffisante pour la compréhension, par suite de la non notation des voyelles.

Dans le chinois l’accent tonique se manifeste à chaque syllabe, qui en soi est indépendante, par un accent mélodique qui varie selon le sens qu’on doit exprimer. La hauteur du son, distincte selon la syllabe qu’on veut exprimer, n’est pas la même. Ce sont des tons qui sont au nombre de 4 dans le pékinois (au départ, en provenance de Pékin = Beijing /prononcé : Pé tying/). Il en va de même du vietnamien (6 tons).

Le japonais qui est sans contexte la langue moderne civilisée la plus difficile du monde, à cause de son vocabulaire et de son écriture, n’a pas tellement d’accent tonique. Celui-ci s’exerce en effet en général sur des mots d’origine japonaise à plusieurs syllabes et n’est pas très marqué. Il s’applique aussi dans les mêmes conditions aux autres mots, composés de deux ou trois racines monosyllabiques chinoises, non reconnaissables comme telles dans la prononciation, sauf pour la longueur (une syllabe), et sans accent mélodique.

La langue japonaise est tellement conditionnée par l’écriture que les sons seuls ne sont pas entièrement suffisants pour fournir le sens (trop d’homophones). Voir à ce sujet les séries de caractères qui s’inscrivent pendant les informations parlées à la TV japonaise

( satellite !). Ces commentaires écrits sont indispensables.

C’est sur ce point l’inverse de l’arabe, qui a plus de sons parlés que de sons écrits. Les commentaires écrits apparaissant pendant les « informations » ne comportent jamais de voyelles.

Saisir les sons

Saisir les sons

On pourrait parler maintenant d’une méthode pour “saisir” (suivre et discerner) les sons produits par un locuteur de langue étrangère même si on ne comprend pas tout à fait ce qu’il dit. Le problème essentiel c’est qu’il parle à son aise de façon naturelle avec un rythme toujours trop rapide pour l’étranger : on se perd dans les détails ou on en tire une impression de manque de concentration de sa part propre. Littéralement on n’arrive pas à suivre et à coller au discours. A chaque instant on se surprend à penser à autre chose et on perd le fil. On peut se laisser bercer par le rythme mais on ne comprendra quelque chose que si on a fait d’énormes progrès de vocabulaire et de syntaxe élémentaire. Il faudra du temps.

Le procédé à employer est simple : de même qu’il y a des langues consonantiques et des langues vocaliques,

- il y a des gens qui ont un niveau stable (continu) d’élocution sur les voyelles (lèvre inférieure) et en même temps un niveau variable sur les consonnes (lèvre supérieure),

- et des locuteurs qui ont un niveau stable sur les consonnes (lèvre supérieure) et un niveau variable sur les voyelles (lèvre inférieure).

Avec quelque pratique on peut détecter facilement où se trouve le niveau stable, qui est par définition plus aisé à suivre qu’un niveau variable : la voix à suivre est alors soit en haut soit en bas. On ne peut que très difficilement suivre les deux niveaux à la fois, c’est-à-dire qu’on ne peut facilement suivre à la fois les voyelles et les consonnes. Il faut se baser sur les unes ou les autres suivant le type de performance de l’interlocuteur.

Pour le même individu le niveau stable est toujours à la même place et c’est le plus facile à suivre. En principe les hommes parlent de façon stable avec la lèvre inférieure et les femmes avec la lèvre supérieure.

(Les exceptions sont nombreuses et ont toutes la même cause : une inversion de la latéralité).

Quoi qu’il en soit, le moyen de ne pas se laisser distraire et de rester concentré c’est de suivre uniquement les voyelles en laissant les consonnes, ou les consonnes en laissant les voyelles. Ce qui semble le plus difficile c’est de suivre seulement les voyelles car une langue sans consonnes apparaît tout à fait infirme. Essayez et vous verrez que c’est un moyen de rester concentré.

Quand des progrès seront survenus on se permettra de suivre le rythme de la langue sans analyser autant et on n’aura qu’à vérifier dans le dictionnaire les mots obscurs, qui apparaîtront dans notre esprit sous la forme écrite. Le dictionnaire est fait pour cela.

Chez un enfant de quelques années c’est plus simple : il ne sait qu’écouter et engranger, et ses facultés augmentent avec le temps, tandis que chez l’adulte il y aura une acquisition lente, volontaire, et beaucoup trop consciente. Il ne grandit plus et ne bénéficie plus de l’amplification naturelle de l’acquisition résultant de la croissance !


About Me

My Photo
Michel Bolechette
discovered a lot on HANDEDNESS and ignorance of DOMINANT brain hemisphere
View my complete profile